14.12.2008

Quel dimanche pourri...

J'ai jamais détesté les dimanches contrairement à beaucoup de gens, j'aime glander dans mon lit en regardant les dessins animés et j'aime lire, bosser tranquillement. Bref j'ai toujours aimé les dimanches, surtout ceux avant Noël.
Mais ce dimanche était vraiment un dimanche pourrie.

- Je me retrouve pour la première fois de ma vie à décorer mon sapin de Noël seule. J'adore Noël, c'est une de mes fêtes préférées, peut être parce qu'elles symbolisent la famille, la bonne bouffe, un moment tous ensemble sans conflits. Décorer un sapin de Noël seule c'est l'apogée de la sensation de solitude.

- J'ai appris que les parents de ma chère et tendre Julie refusent qu'elle aille à Lille. Sincèrement, je me demande ce que je vais faire sans elle...C'est complètement achevant comme nouvelle...

- J'ai appris que ma soeur arrivait à Compiègne le jour où je partais.

- Je sens que ma super belle-doch' va squatter ce soir et je crois que j'vais avoir beaucoup de mal à le supporter.

-Chaque instant je me disais que normalement j'aurais du les passer avec Ulysse si mon père avait voulu me faire plaisir et me laisser aller voir ma famille que je n'ai pas vu depuis un mois et demi avant de partir en Allemagne.

Je n'aurais jamais passé un mois de décembre aussi déprimant...Normalement j'aime cette période et j'en profite.
Je me demande ce qu'il me reste sincèrement...
Je ne souhaite qu'une chose : ne jamais être ainsi avec mes enfants. C'est bien beau de distribuer de l'argent , de se donner le beau rôle parce qu'on a été là à une période, c'est bien beau de faire la morale sur tout et rien....mais comment peut-on encore se regarder dans un mirroir?
Faire des enfants c'est bien plus que payer et râler pour se donner l'impression d'être parent.
C'est beau d'avoir envie de voir que ce qu'on a envie de voir.
Je n'arriverai sûrement jamais à comprendre cette attitude.

09.12.2008

La normalité.

Lycée: concentré de personnes semblables et qui cherchent à être semblables à tout prix.

La normalité, être comme tout le monde, je crois que je fuis ce genre de comportement. Cette façon d'être banal, habillé pareil, au même comportement, aux mêmes préoccupations.
Pas de personnalité réelle, des personnes influençables.
Pas de pointes de folie.
Alors oui j'aime faire des batailles de boules de neiges, j'aime faire la fête, parfois je bois trop, parfois je fume trop, parfois je m'emporte vite, oui je suis chiante et très caractérielle. Oui j'aime les trips débiles, les soirées entre filles à taper des délires de merde, j'aime sentir la neige et m'éclater avec comme lorsque j'étais enfant, oui j'aime le rock et le métal, oui je n'ai pas de longchamp.
Je ne suis pas marginale mais je ne suis pas dans la norme parfaite de la petite lycéenne.
Oui je suis très critique.
J'ai pas le caractère le plus évident du monde, je n'agis pas forcément bien mais JE VIS.
Je suis moi-même, je n'agis pas selon les ptites règles du lycée et de la normalité, je ne suis pas le stéréotype de la ptite lycéenne compiégnoise.

Et tant mieux !

Je fuis cette banalité. Je fuis les gens qui ne savent pas profiter. Qui s'interdisent des comportements parce qu'ils sont matures (bah oui pas de batailles au lycée parce qu'après on est trempés et on peut tomber malade, et alors? ).

Vivons. On est vieux quand on décide de l'être.

 

"Le snobisme est une manière pour les gens sans personnalité de s'en donner une " - Marcel Natkin.

 

 

08.12.2008

Il faudrait un titre mais l'inspiration ne vient pas.

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Un bon moment que je n'ai pas écris ce que je ressens, et ce soir j'ai envie...

Un premier trimestre foiré mais je m'accroche, j'en veux alors je l'aurais.


J'ai enfin dit à ce crétin de Luc qu'il fallait qu'il arrête de se plaindre qu'il travaille beaucoup parce qu'en étant prof de sport c'était du foutage de gueule.J'ai été claire, j'en avais besoin. Je ne peux pas resigner et supporter ce mec j'en ai pas la patience malgrè l'amour que j'ai pour ce jeu.

J'ai été très surprise en philo cette après-midi. Nous parlions de la différence entre l'Homme et la Personne et la prof prenait l'exemple d'un deuil, elle s'appuyait sur son expérience et une élève a posé une question " si on gagne le numéro d'une personne défunte depuis 2 ans ça signifie quoi?". On sentait que c'était une expérience personnelle, la prof lui a répondu et l'élève ne se sentant pas bien est sortie en pleurant.

Je suis toujours très étonnée et impressionnée par ces gens qui savent parler ou même aborder quelque chose d'aussi délicat et personnel qu'un deuil. Je n'en aurais jamais la force et j'ai l'impression que je n'aurais jamais le recul suffisant. Les pertes sont quelque chose que j'ai extrêmement de mal à accepter, j'ai toujours énormément de mal à vivre avec , je le sais et je n'y peux rien. Il n'existe pas une semaine où je ne pense pas à mes grands-parents, où je n'ai pas le coeur déchiré et les larmes qui coulent. Le temps a beau coullé je pense que certaines émotions nous marquent très profondement, tout dépent des individus. Certains auront toujours beaucoup de mal à oublier un être aimé, d'autres auront du mal à s'accepter et à être sûr d'eux parce que quelque chose les a touchés.
Perdre ses proches est pour moi la pire des sensations. Resentir ce vide en soi. Resentir le besoin de toucher un objet qui a une symbolique. Resentir le besoin de revoir des photos, de se remémorer des souvenirs. J'appréhende souvent le jour où je perdrais quelqu'un d'extrêmement cher: ma grand-mère allemande, mon père, ma soeur, mon oncle ou mes amis proches. Ces gens qui font de moi ce que je suis et qui sont la force de la vie.
On a tous nos failles, c'est la mienne.
Je respecte profondément les personnes capables de parler de ce qui les a tant touché.

J'ai aussi une hâte immense de partir en Allemagne. De retrouver mes grands-parents et ce cadre que je n'ai pas vu depuis quelques années. Je ressens surtout le besoin de m'éloigner quelques temps d'ici et de pouvoir prendre le recul nécessaire que je n'arrive pas forcément à avoir ici. J'ai besoin des longues discussions avec ma grand-mère pour m'aider à me retrouver, à croire en moi, à croire que je suis capable et forte, à croire que j'arriverai à surmonter toutes les petites déceptions et tous les changements qui s'activent autour de moi. J'ai besoin qu'elle me remette d'aplomb pour repartir de plus belle car les forces et le morale s'effritent.

J'apprécie aussi beaucoup ces discussions avec l'Ami Kévin, les réflexions plus recherchées qu'avec la plupart des gens. J'aime découvrir cette personne si exceptionnelle, si unique et si complexe. Quelqu'un de formidable et qui ne s'en rend malheureusement pas compte. Quelqu'un qui doit comprendre que sa différence est une bénédiction et qu'il faut en profiter.

Je suis emportée dans un courant, je regarde le monde s'activer et je reste là sans savoir quoi faire.
Je n'ose plus croire en moi. Je n'ose plus croire en mes proches.
J'accepte juste les moments de bien-être : les moments en classe avec mes 2 acolytes, les moments avec les Pâquerettes comme cette soirée chez Alice, les moments en famille. Je suis perdue pour le Nouvel An , encore une fois pour savoir avec qui le faire.

J'ai juste envie de ne pas me prendre la tête et de me ressourcer avec les moments où mon esprit est serein, où il ne s'interroge pas, où il ne cauchemarde pas.

Mais la vie reste une aventure fabuleuse à mes yeux...
Et elle le restera...
Rien que les moments de rires me rappelent toujours à quel point elle est précieuse et éphémère.

 

" C'est dur d'échouer, mais c'est pire de n'avoir jamais essayer de réussir.Dans cette vie on n'obtient rien sans effort"

Théodore Roosevelt.

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