30.08.2008

< Les copains d'abord>

"Les copains d'abord" -Georges Brassens

 

Non, ce n'était pas le rateau
De la Méduse, ce bâteau
Qu'on se le dise au fond des ports
Il navigeait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et il s'appelait Les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuats net mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jetteurs de sort
Aux jetteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaients pas des enfants d'salauds
Mais des amis francos de port
Des copains d'abord

C'était pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'était pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'était pas des anges non plus
L'Evangile, ils l' avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre , Paul et compagnie
Leur crédo , leur conféteor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar,
C'est l'amitié qui prenait le quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leur bras lançaient des SOS
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y'avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après coquin de sort
Il manquait encore

Des bâteaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais jamais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.

 

Une des plus belles chansons françaises pour vous dire que je vous aime...
On écrit toujours trop sur l'amour alors que le principal est toujours à côté de nous.

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